La permaculture fait son entrée dans le dictionnaire ! La permaquoi ? Extrait de l'article ecrit par Nico pour Agoravox
La permaculture fait son entrée dans le dictionnaire ! La permaquoi ?
Qui en France connaît la permaculture ? Science, mode de pensée ou philosophie, la permaculture a été conceptualisée il y a près de 40 ans en Australie. Elle s’est popularisée dans les pays anglo-saxons (Australie, États-Unis, Angleterre [1]), mais a peiné à se faire connaître dans les pays francophones. Jusqu’à maintenant. La permaculture est en train de déferler en France, l’année 2009 ayant vu le premier festival francophone de permaculture réunissant 500 personnes, et l’introduction du mot dans l’édition 2010 du Petit Robert [2], qui nous dit que la permaculture est un "mode d’aménagement écologique du territoire, visant à concevoir des systèmes stables et autosuffisants et à produire de la nourriture en renforçant l’écosystème.". On craignait le pire tant définir la permaculture est compliqué. La définition tombe assez juste, mais voyons plus en détail ce qui se cache derrière ce terme, et qu’une simple définition en deux phrases ne peut par principe pas révéler.
La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels [3]
Le but de la permaculture est de créer, par une conception (design) réfléchie et efficace, des sociétés humaines respectueuses de la Nature et des Hommes. Le terme a été défini dans les années 70 par Bill Mollison et David Holmgren. À l’origine, la permaculture s’est surtout focalisée sur les systèmes agricoles, car « sans agriculture durable, il ne peut y avoir d’organisation sociale stable » [4] ; de là vient sans doute l’assimilation courante de la permaculture à une simple technique d’agriculture ou de jardinage [5], alors qu’elle concerne tous les éléments d’une société.
L’éthique de la permaculture
Pour apporter un cadre de réflexion et d’action en accord avec son but, la permaculture se base sur une éthique, décomposée en trois grands principes [6] :
Se soucier de la Terre
Prendre en compte le sol, la forêt et l’eau
Nous faisons partie d’un système plus vaste qui est la biosphère terrestre. Toute forme de vie est intrinsèquement importante, et chaque atteinte à la diversité génétique est une menace pour nous. Nos activités et lieux de vie doivent être en harmonie avec les écosystèmes locaux.
Se soucier de l’Homme
S’occuper de soi, de sa famille et de sa communauté
Les systèmes permaculturels visent à combler les besoins fondamentaux des Hommes dans un environnement permettant leur épanouissement. La coopération et la mise en commun sont deux axes clefs des relations humaines.
Partager équitablement
Limiter sa consommation, se reproduire avec sagesse, et redistribuer les surplus.
Nous devons réduire notre emprise sur la planète, les écosystèmes où l’Homme n’est pas présent ayant toute leur légitimité [7]. L’établissement de systèmes permaculturels doit permettre de réduire notre empreinte, sans que ce gain ne soit annulé par une consommation ou une population plus élevée.
L’éthique nous permet de « voir les choses du point de vue d’autrui, sur une échelle de temps plus grande et sur une plus grande distance » [8]. Elle apporte à la permaculture une dimension philosophique, voir spirituelle pour certains.
La suite de l'article ici www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/la-permaculture-fait-son-entree-63893
- Dernier mis à jour: 8 novembre 2009 - 11:32am